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L'OSTEOPOROSE

Dossier publié dans a revue : "Santé, corps, esprit"

numéro 

 

Considérée comme une maladie liée au vieillissement donc à l’âge, l’ostéoporose est un réel fléau notamment chez les femmes, mais également les personnes très âgées, qui, lorsqu’elles en souffrent, risquent de se fracturer le col du fémur, d’être alitées et d’en subir des séquelles très douloureuses et/ou parfois un handicap fonctionnel très lourd ! Elle concerne 40 % des femmes ménopausées mais aussi 15 % des hommes après 50 ans, un chiffre qui explose à 70 % à partir de 80 ans. Trois quart des fractures par fragilité osseuse concernent les femmes (on compte, en France, 4 millions de femmes pour 1,5 millions d’hommes). Maladie silencieuse pendant de nombreuses années, elle se révèle souvent à l’occasion d’une fracture, parfois de douleurs.  Ces fractures augmentent de façon considérable à partir de 50 ans et touchent essentiellement le rachis (colonne vertébrale) lombaire et le col du fémur mais aussi le poignet (nommée Pouteau-colles) et parfois le tibia. L’ostéoporose est à l’origine de 400 000 fractures chaque année chez les plus de 65 ans. C’est la sévérité des fractures qui peut devenir inquiétante, d’autant plus que la personne sera âgée. Par exemple une fracture sévère du col du fémur est associée à une surmortalité de 20 % la première année.

Elle est responsable, à travers le monde, d’une fracture toutes les 20 secondes. 5 millions et demi d’individus à travers le monde auraient un risque fracturaire extrêmement élevé, un chiffre cependant difficile à évaluer puisque à peine de 50 % des patients souffrant d’une fracture vertébrale consultent un médecin.  Or une diminution de taille de plus de 3 cm doit faire suspecter une telle fracture qui peut être facilement détectée par une simple radiographie.

L’ostéoporose est aujourd’hui mal soignée parce qu’on en a pas encore reconnue sa véritable raison d‘être. Le plus souvent résumée à des carences en calcium, vit D, vit K et, chez la femme, d’œstrogènes, elle est en réalité beaucoup plus complexe et vous verrez au cours de ce dossier la raison de cette complexité qui en revient justement à la noble fonction du squelette, fonction complètement ignorée mais qui explique la fréquence accrue de cette pathologie ! Se casser un os ou avoir un squelette fragile n’est pas anodin du tout et nous allons voir le sens profond que cela recèle.

 

Ainsi les pistes actuelles de traitement, peu satisfaisantes et loin de répondre toujours positivement au traitement de l’ostéoporose, trouvent rapidement leur limite, surtout en raison des effets secondaires graves et  importants comme l’ostéonécrose de la mâchoire. Des traitements qui, selon les recommandations classiques, ne devraient être uniquement utilisés que dans les suites d’une fracture car là est leur intérêt réel. Bien qu’ils s’avèrent en effet efficaces sur la reminéralisation, ils n’ont tous, finalement, qu’un effet symptomatique, lequel n’agit pas du tout sur la cause et donc sur la raison proprement-dite de cette maladie. Utiles en cas d’ostéoporose grave et incontrôlée, ces traitements n’ont que peu d’intérêt dans les situations classiques les plus courantes et les plus fréquentes, d’autant plus qu’existent d’autres solutions naturelles véritablement efficaces qui agissent, cette fois-ci, sur les causes profondes et originelles du problème.

 

Que savons-nous de l’ostéoporose ?

L’ostéoporose est une raréfaction osseuse de tout le squelette prédisposant aux fractures par fragilité de l’os. C’est une maladie générale et non locale. L’os se raréfie partout, est rendu poreux et perd de sa densité donc de sa force intrinsèque d’où une plus grande facilité de fracture. 2 facteurs agissent de façon concomitante ; la diminution de la densité osseuse (déminéralisation) à laquelle il faut ajouter les altérations de la micro-architecture osseuse.

1 : On a beaucoup insisté sur la carence minérale, notamment en calcium, pour expliquer et traiter l’ostéoporose et bien que celle-ci soit fortement présente et même évidente, consommer des minéraux en grande quantité ne résout pas la situation. C’est en effet oublier que ceux-ci sont pris en charge par les hormones, mais aussi par les vitamines D, K, calcitonine ainsi que par les processus digestifs d’absorption et d’assimilation sans oublier la phase d’intégration cellulaire et tissulaire de ces mêmes minéraux nécessaires au bon fonctionnement de tous les tissus, dont l’os n’en représente qu’un lieu de stockage et de transit indispensable. De plus on y oublie fréquemment le rôle des autres sels minéraux tels que  le phosphore, le magnésium, le fluor mais également le strontium (utilisé sous forme de médicament), le bore, la silice… et probablement tous les minéraux, même s’ils ne s’y trouvent qu’en des quantités infinitésimales dans l’os mais cependant absolument nécessaires au fonctionnement optimal de l’os.   

2 : Le deuxième élément à prendre en compte est l’architecture de base de l’os, faite d’une trame protéique associée à des sels minéraux. Les trames protéiques sont les briques de l’os alors que les minéraux en sont le ciment. Cette trame protéique faite de tissu conjonctif (collagène) sert de soutien architectural à l’os. Quant aux minéraux, ils ont pour fonction de durcir l’os et le rendre dense mais aussi, et là est la deuxième fonction de l’os, de participer à tout l’équilibre minéral de l’ensemble de l’organisme et donc à de nombreuses fonctions vitales commandées et régulées par tout le système hormonal, surrénale et thyroïde en particulier.

 

L’ostéoporose, une acidose très avancée

L’examen de base officiel permettant d’affirmer une ostéoporose est l’ostéodensitométrie mais il ne diagnostique que les carences de minéralisation. Les conclusions d’un tel examen ne devraient donc jamais parler d’ostéopénie ou d’ostéoporose mais de carence ou de pénurie minérale osseuse. Il doit conduire au constat que votre organisme est déminéralisé. La déminéralisation est en réalité une forte acidose, une acidose si avancée qu’elle a pour conséquence de puiser vos minéraux sur votre squelette afin de neutraliser cette même acidité. Les os sont des réserves de sels minéraux alcalins. Non seulement ils servent à densifier votre architecture osseuse mais ils servent aussi à réguler les fonctions vitales de votre organisme. Toute activité, quelqu’elle soit, crée une acidose qui est immédiatement compensée par votre réserve alcaline circulant dans le sang qui se renouvelle au fur et à mesure des besoins. Mais si un excès d’activité, de stress, un surmenage … persiste ou si l’alimentation est trop acide ou trop toxique, l’acidité des tissus s’aggrave sans pouvoir être compensée par le sang. C’est alors au tour du squelette d’apporter ses sels minéraux alcalins et de se sacrifier. Tout état d’acidose chronique crée ainsi, avec le temps, une déminéralisation osseuse. Elle ne touche d’ailleurs pas seulement l’os mais aussi d’autres structures denses, minéralisées comme les dents, les ongles et les cheveux d’où perte de cheveux, ongles abimés, dents cariées ou fragiles…. D’où également la fatigue, les transpirations nocturnes, la sécheresse, la dépression, la dénutrition … et plein d’autres signes encore, tous liés à la déminéralisation du cerveau et des organes asséchés (l’acide brûle et assèche les tissus).

 

Un autre examen que chacun peut faire lui-même à domicile est la mesure de son ph urinaire grâce à des bandelettes que l’on trouve à la pharmacie. Il est surtout utile pour contrôler votre acidité urinaire, laquelle est le reflet de votre acidité tissulaire. Un Ph acide, en dessous de 6 ou 6,5 confirme l’acidose. Vous devez cependant l’interpréter intelligemment car un Ph neutre peut être le reflet d’un blocage de votre émonctoire rénal (à traiter) alors qu’un Ph très acide peut être inversement le reflet d’une bonne élimination de votre acidité du moment (à respecter) !

De nombreux articles sont écrits à son sujet et vous pouvez vous y reporter afin de suivre, périodiquement, votre état d’acidose tissulaire.

A noter que lorsque nous parlons d’acidose, nous parlons d’acidose tissulaire et non sanguine. Plus vos cellules et tissus sont acides et plus votre sang sera alcalin (voir la bio-électronique de Claude Vincent) mais cela est une autre affaire.

 

Je vous conseille également d’associer le dosage sanguin de CTx, nommé aussi Crosslaps. Bien que n’ayant pas valeur de diagnostic, le Crosslaps va permettre de suivre le taux de remodelage de l’os et ainsi le suivi de l’efficacité d’un traitement au long court. Elevé il signifie que votre os se détruit (ostéolyse), bas (diminution de 30 à 50 %) que l’os se reconstruit ! Cet examen contrôle le taux de collagène en phase de destruction et concerne donc la phase protéique de destruction de l’os.

 

Bien que douleurs et fractures soient au centre de cette pathologie, il faut savoir que de nombreuses ostéoporoses ne provoqueront jamais de fracture ni même de douleur ! Il est vrai que de nombreux facteurs liés à l’âge (déséquilibres, vertiges, vue ou ouïe déficiente, utilisation de médicaments calmants ou autres, parkinson, tremblements, dépression, sédentarité, malnutrition, douleurs multiples articulaires, musculaires …) augmentent considérablement le risque de chute et de fracture. Toutes ces faiblesses, « liées » à l’âge et au vieillissement, ne doivent pas être négligées car elles accompagnent la plupart du temps l’ostéoporose et ne doivent donc pas être isolées de ce contexte. L’ostéoporose est en effet une maladie qui augmente avec l’âge et s’associe donc facilement avec beaucoup de maladies dégénératives, raison pour laquelle elle  doit être traitée comme telle !  Comment ? En traitant l’acidose et l’intoxication chronique sous-jacente qui en est la cause réelle ! On ne traite plus une ou plusieurs maladies mais un malade, lequel présente un ensemble de symptômes rassemblés sous le vocable de maladies. Il ne s’agit plus de guérir la maladie mais de guérir le malade intoxiqué, ce qui entraine une disparition de la maladie !

Ainsi traiter la déminéralisation est certes indispensable mais ne suffit pas puisqu’il ne résout pas la raison proprement dite de cette acidose à savoir l’intoxication chronique et intense de fond que présente l’individu. Traiter l’intoxication agit donc en profondeur sur la cause des causes, à savoir vous, en tant malade, et la situation par laquelle vous êtes dépassés et en êtes ainsi arrivés à vous intoxiquer à un degré si intense. Finalement traiter l’ostéoporose nécessitera de corriger les facteurs qui ont initié cette acidose !

 

L’ostéoporose, une maladie également hormonale

Un autre aspect, tout aussi fondamental, est celui des déséquilibres hormonaux toujours présents dans cette maladie. Par exemple on connait parfaitement l’incidence plus forte de cette maladie chez les femmes, qui relie celle-ci à une carence en œstrogène à partir de la ménopause. Mais il n’y a pas que les œstrogènes qui agissent sur la destruction de l’os et à sa non reconstruction. La progestérone, le cortisol, le DHEA, la testostérone, les hormones thyroïdiennes, l’insuline … sont autant d’hormones qui concourent à la construction d’un os solide et leur carence participe souvent de près ou de loin à l’apparition d’une ostéoporose.

 

De nombreuses ostéoporoses sont étiquetées de secondaires (apparaissant à la suite de …) :

  • Immobilisation prolongée, sédentarité, absence de mouvement

  • Hyperthyroïdie, hyperparathyroïdie à Thyroide

  • Diabète (insuline) à Pancréas

  • Hypercorticisme (traitement par le cortisol ou maladie de cushing) à Surrénales

  • Acromégalie (excès d’hormones de croissance) à hypophyse

  • Hypogonadisme (insuffisance d’hormones sexuelles), castration à glandes génitales (oestrogènes et androgènes)

  • Maladies digestives par malabsorption

  • Maladies rénales organiques (insuffisance rénale)

  • Maladies rhumatismales (spondylarthrite ankylosante, polyarthrite rhumatoïde, rhumatisme psoriasique, arthrose)

  • Hémochromatose (excès de fer dans le sang)

  • On a aussi retrouvé une composante génétique (fort rare) chez des adultes jeunes atteints de cette maladie vers l’âge de 35 à 40 ans.

  • Traitements médicamenteux divers, exposition au cadmium, au plomb … (intoxicationsplus fréquentes qu’il n’y parait)

Nous voyons bien l’impact crucial des hormones sur cette maladie et surtout le fait qu’il ne se limite pas aux seuls œstrogènes. A noter aussi une association fréquente de l’ostéoporose avec la dépression ce qui, nous verrons, n’est pas sans raison !

 

Surrénale et thyroide : 2 glandes fondamentales dans la gestion de l’os !

Il faudrait écrire tout un livre pour comprendre la relation des hormones avec toutes les maladies tant leur rôle est fondamental (voir travaux du Dr Gautier ; « l’enfant ce glandulaire inconnu »). Retenez que c’est le système hormonal qui dirige l’ensemble de l’activité de l’organisme et non le système nerveux, lequel harmonise et finalise cette activité.    

 

Thyroide : Elle est la glande qui est en charge de diriger le système minéral de manière directe. Elle le fait, entre autre, via la parathormone et la calcitonine ! Toute ostéopénie (carence minérale de l’os) doit donc tenir compte d’un trouble de la thyroïde ! Cela est d’autant plus vrai que la thyroïde a pour rôle fondamental de contrôler le métabolisme du corps. Elle agit dans la régulation du calcium, du sucre, des protéines et des graisses… et donc aussi dans le contrôle de la trame protéique et minérale de l’os.

Ainsi une mauvaise gestion de ce calcium à cause d’une thyroïde en faiblesse, fréquente chez beaucoup de personnes âgées, retentit partout dans l’organisme et créera de multiples symptômes qui devront faire penser à un problème de thyroïde.  

Parmi eux, citons : l’ostéoporose, l’arthrite, l’arthrose, déviations de la colonne vertébrale, scoliose, cyphoses, ongles striées et cassants (comme l’os), perte de cheveux, dépression (carences minérales dans le cerveau), obésité, ralentissement viscéral et circulatoire, frilosité, constipation,  crampes, infiltration et relâchement du tissus conjonctif, obésité, canal carpien, descentes d’organes, hémorroïdes, arythmie cardiaque, tachycardie (mauvaise régulation du calcium), athérosclérose, spasmophilie, tétanie … Enfin, parmi ces fonctions n’oublions pas le contrôle de l’acidité du corps (gestion des intoxications) grâce au sels minéraux de l’os qui serviront de tampon à l’intoxication, lorsque cela s’avèrera nécessaire.

 

Surrénale : Tout aussi importante est la surrénale qui agit en synergie totale avec la thyroïde. C’est la glande du stress et de la survie qui agit en amont de la thyroïde. Elle fournit les fondements de la vie (je peux survivre et exister) alors que la thyroïde en assure la régulation adaptative (je peux m’adapter et me réjouir de vivre ma vie). Le lien de l’ostéoporose avec la surrénale est l’acidose. L’acidose est une situation de stress chronique non gérée, obligeant l’organisme à s’activer et à créer plus de déchets qu’il ne sera capable d’en éliminer. La surrénale a alors pour rôle de compenser cette acidose qu’elle a induit elle-même pour faire face à une situation de survie. C’est l’adrénaline puis le cortisol qui sont au centre de ce mécanisme. Malheureusement, de nombreuses années de frustration ou de peurs profondes finissent, avec le temps, par épuiser la surrénale. Une ostéoporose est toujours le signe que votre surrénale n’est plus capable de gérer cet état de stress et d’acidose, un état qui dure depuis de trop nombreuses années et va s’accentuer à la ménopause (ou andropause), période où tous les systèmes hormonaux se ralentissent  de façon physiologique.  Malheureusement encore, l’épuisement de ces systèmes par nos modes de vie intenses et situations de stress extrême aggravent avant l’heure et de façon catastrophique l’état de nos organismes.   

Ajoutons à cela une alimentation défectueuse, un manque d’activité et surtout une perte de projet de vie suite à de multiples peurs et fausses culpabilités, manque de confiance en soi et dévalorisation … et vous aurez tous les ingrédients qui caractérisent notre époque favorable à la constitution d’une acidose continue ! La peur qui domine ce monde (peur des maladies, des virus, de la mort…) est l’un des poisons les plus toxiques pour notre organisme car elle détruit toutes nos réserves lesquelles sont alors sollicitées à outrance. Elle épuise du même coup ces 2 glandes. Ajoutons à cela la rumination intellectuelle et les interminables ressassements de nos pensées qui, à partir du cerveau (via hypothalamus et hypophyse) stimulent inutilement et continuellement l’ensemble de nos glandes. Le résultat est, avec l’âge, un épuisement puis un  effondrement de ce système glandulaire mais également du système nerveux et de l’immunité !

 

La vieillesse, sur laquelle l’ostéoporose se construit, n’est pas une maladie mais un état chronique d’intoxication jamais compensé et est à l’origine de faiblesses organiques et tissulaires prématurées. Nous nous intoxiquons et ne changeons malheureusement rien à nos vie, laissant ces faiblesses s’installer, lesquelles se révéleront avec l’âge et s’accentueront aux périodes clés de la ménopause et de l’andropause. La vieillesse n’est pas une maladie en soi mais c’est l’intoxication et les maladies qui s’ensuivent qui sont la cause d’un vieillissement accéléré, prématuré ou encore d’un très mauvais état de santé ! La vieillesse ne fait donc que révéler toutes les insuffisances et faiblesses qui ne peuvent s’aggraver qu’avec l’âge à moins qu’elles ne soient traitées avant ! 

L’acidose extrême rencontrée dans l’ostéoporose n’a pas que comme conséquence la déminéralisation. Elle provoque aussi la destruction du tissu conjonctif (protéique) de l’os d’où la porosité de l’os. Elle agit donc sur les 2 facteurs responsables de l’ostéoporose.

Bien que le durcissement de l’os soit lié au calcium, le rachitisme, maladie des enfants caractérisée entre autre par une carence en calcium, ne provoque pas de fracture mais plutôt des os mous ! Chez l’adulte l’os mou, par manque de calcium, s’appelle l’ostéomalacie et non l’ostéoporose. Cela signifie que le manque de calcium ne suffit pas à rendre l’os cassant (fracture).  Certes il le durcit mais ce qui le rend cassant est également lié à la perte de la trame protéique, laquelle fait donc également partie du processus de l’ostéoporose ! Or plus l’os est solide et dense et plus il est cassant. L’élasticité  est alors nécessaire. Et tout comme un bambou ou une tige de céréale plie sous le vent sans jamais rompre, de même l’os ne casse pas à l’état normal grâce l’apport de silice dans sa structure qui dirige la minéralisation. La silice structure l’os, elle le dessine et lui donne sa souplesse et son orientation grâce aux lignes de force qu’elle produit. C’est pourquoi elle est un élément primordial du traitement de l’ostéoporose. De même une carence en bore, en vanadium ou en strontium, et bien d’autres minéraux encore sont susceptibles de rendre l’os extrêmement fragile et devront absolument intervenir lors d’un traitement.

 

Pourquoi avons-nous des os ?

L’os est une structure rigide sur laquelle on se construit et s’érige. Il crée notre assise et une base solide sur laquelle nous pouvons nous tenir, nous structurer, nous appuyer mais aussi bouger, agir et créer. L’os est la partie la plus dense de notre être !  Il reproduit  une image dense de ce que nous sommes. Il est la manifestation matérielle de notre essence intime ! Le squelette, à notre mort, permet de nous identifier (ADN). L’os est au corps ce que l’ADN est à la cellule. Il git au plus profond de notre organisme, il est caché et ne se montre jamais, sauf lorsque nous mourrons. Lui-même, en son centre, cache et protège la moelle osseuse qui est à la source même de notre régénérescence. L’os nous structure et nous protège en même temps. Il est le fondement et le support de notre être à partir desquels la vie intérieure peut s’exprimer et se développer. Il garde toute trace de nos archétypes de vie mais aussi l’empreinte de tout ce que nous vivons, croyons, faisons, pensons… de tout ce qui fait et fera partie de nous. L’os est le pilier sur lequel nous pouvons nous appuyer, un roc sur lequel toute tempête peut souffler, une citadelle à partir de laquelle tout ce qui est terrestre pourra s’inscrire et s’édifier pour être gardé et mis en mémoire dans la matière.

Ce n’est pas pour rien si cette notion d’énergie vitale ou encore d’énergie potentielle de vie est mise en relation, en médecine traditionnelle chinoise, avec les Reins et les surrénales. Avoir mal « aux reins (à la colonne vertébrale) » est donc une expression qui a toute sa valeur. De même « Avoir les reins solides » exprime bien sur le plan physique et psychologique le rôle de l’os pour notre existence toute entière. Un être solide ne l’est pas seulement sur le plan physique mais également sur le plan psychologique, mental et même spirituel. Il sait se défendre et faire face aux difficultés, ne déprime pas et n’angoisse pas au moindre souci. Il n’a pas peur, sait faire face et reste solide et entier face à toute épreuve. L’ostéoporose va ainsi souvent de pair avec la dépression, parfois avec les infections répétitives des poumons, de la vessie, etc. Renforcer les reins renforcera l’énergie vitale de l’organisme et redonnera à l’individu les moyens physiques et psychologiques de reprendre les rennes de son existence en tant qu’être fort parce que conscient de la puissance de vie contenue dans son intériorité la plus profonde et qui circule cependant continuellement en lui ! 

 

Comment se construit l’os ?

Comme tout tissu, l’os n’est pas fabriqué une fois pour toute, il se renouvelle. Il se construit, se déconstruit et recommence indéfiniment. Faisant partie des tissus les plus denses, l’os a un turn-over parmi les plus lents. Une fracture demandera donc plus de temps à se réparer qu’une coupure à la peau. 

Les cellules qui construisent l’os (ostéoblastes) remplacent auto-activement les cellules qui le détruisent (ostéoclastes). En même temps ces cellules ne travaillent pas isolément mais sont soumises à des contrôles et régulées par toutes sortes de signaux hormonaux, inflammatoires, immunitaires et nerveux, d’où la complexité qui accompagne la construction naturelle ou au contraire sa destruction pathologique comme dans le cas d’une ostéoporose. Prenons pour exemples, les oestrogènes qui, en insuffisance ne stimulent plus les ostéoblastes ou encore le cortisol, hormone sécrétée par nos surrénales (exemple lors d’un stress) qui à petite dose stimule l’os mais à forte dose (lors de gros stress) le détruit.

 

Comment fait-on une ostéoporose ?

2 mécanismes profonds apparaissent dans l’ostéoporose.

Le premier est l’acidose des tissus et la dégénérescence (maladie en ose comme l’arthrose à laquelle elle est parfois associée). L’arthrose aussi possède en commun ces 2 processus et on pourrait dire que l’ostéoporose précède ou accompagne une arthrose. L’arthrose touche d’abord le cartilage puis s’attaque à la partie osseuse sus et sous jacente à ce cartilage. L’ostéoporose, quant à elle, ne touche que l’os mais de façon diffuse. Tout comme l’arthrose, l’ostéoporose est donc une maladie de déminéralisation par acidose et comme elle, est liée à l’intoxication acide des tissus. Cependant et à la différence de l’arthrose, l’ostéoporose ne s’accompagne jamais d’inflammation ! Qu’elle en est la raison ? Elle est toute simple. Inflammation signifie réaction active à toute intoxication, à toute pénétration étrangère au « soi », quelle qu’elle soit. Or le stade avant l’inflammation, avant la réaction d’élimination active (l’inflammation est une tentative d’élimination des déchets), est l’intoxication passive c’est-à-dire une intoxication non reconnue par l’organisme donc sans réaction active de sa part ! L’inflammation, qui est un feu généré par l’organisme ne peut être active que lorsqu’il y a eu reconnaissance de cette intoxication. Elle permet de brûler les toxines et toxiques qui stagnent dans l’organisme, ce qui engendre une élimination de ceux-ci par les émonctoires que sont le gros intestin, les reins, les poumons, la peau, les muqueuses et la vésicule biliaire.

L’ostéoporose est donc une acidose passive sans processus réactionnel d’inflammation et d’élimination. Or cela signifie aussi que, dans la réalité, l’individu ne réagit pas, se laisse intoxiquer et s’acidifie. Il ne se défend pas et vit dans une attitude de retrait, de défaite ou encore de résignation ! On comprend parfaitement que le traitement va ainsi devoir relancer la détoxification donc l’inflammation, c’est-à-dire le feu intérieur, la flamme intérieure endormie qui gît au plus profond de l’être et qui ne s’exprime plus ! Il n’est pas présent, est désincarné et ailleurs !

 

Le deuxième mécanisme est celui de l’intoxication du tissu conjonctif (collagène et trame osseuse). Plus proche cette fois de la polyarthrite rhumatoïde (PR), elle s’en diffère aussi par l’absence de réaction. L’ostéoporose (voir plus haut) est très fréquente dans cette maladie et elle la précède aussi. Il faut, à cet effet, comprendre qu’elle ne pourra disparaitre qu’en même temps que la guérison réelle de la PR. L’ostéoporose est le stade initial de l’intoxication et s’accompagne d’une acidose et d’une déminéralisation par compensation passive. Les sels alcalins de l’os neutralisent les acides toujours plus nombreux. Ce n’est que lorsque nous prenons conscience et décidons de changer que l’inflammation apparait. Elle signe notre réactivité. Et par cette prise de conscience se déclenche le levier auto-actif de la guérison. Je ne parle pas de guérison de la P.R. mais de celle de notre intoxication.  C’est donc tout l’inverse : par l’inflammation l’organisme peut alors brûler et éliminer ces corps toxiques vers l’extérieur, il peut se désintoxiquer. Le mécanisme est le même lors d’une arthrose lors des périodes inflammatoires.

Tout devrait en rester là si cette prise de conscience en venait à nous transformer en profondeur ! La guérison persisterait et il n’y aurait plus d’intoxication donc plus d’inflammation puisque cette dernière n’aurait plus lieu d’être car ne servirait plus à rien !

Malheureusement la plupart de nos attitudes nous conduisent à ne pas modifier nos comportements en profondeur et ainsi à réitérer cette même intoxication pour, à nouveau, remodifier provisoirement notre attitude et enclencher à nouveau une nouvelle crise d’inflammation suffisamment puissante pour permettre d’évacuer ces toxiques et cette acidité pour un certain temps !  D’où la répétitivité des crises inflammatoires, sources fréquentes de douleurs.

Ne pas guérir de l’arthrose ou de la PR signifie continuer à s’intoxiquer et donc continuer à se déminéraliser et finalement entretenir le cercle vicieux de l’acidose. Encore une fois, dans toute maladie doit être envisagé une détoxification de fond.

 

Quel sens donner à l’ostéoporose ?

Fait de l’ostéoporose celui qui a perdu (perte d’os) toute fermeté à suivre son plan de vie intime. Il ne croit plus en ses propres valeurs intérieures et n’incarne plus son être en tant qu’être puissant et invulnérable !    

Il ne trouve plus d’intérêt à vivre son existence dans son corps. Il veut partir, se « casser » loin d’ici et en dehors de son corps. Il y a une notion de fuite, de rupture, de cassure avec une situation dans laquelle il se sent impuissant !  

L’ostéoporose est en rapport avec un sentiment intime, souvent profond, de n’être plus rien, d’être impuissant ! Le Dr Hamer parlait de « conflit de dévalorisation ». Par exemple, et ceci n’est qu’un exemple, beaucoup de femmes à la ménopause, suite au départ de leur dernier enfant hors de la maison,  perdent tout sens à leur vie et, à moins d’avoir une orientation de vie autre que celle d’élever des enfants ou à moins d’un conjoint qui ne prenne la place des enfants, se retrouvent coincés dans une vie où elles estiment ne plus être utiles à rien et donc ne plus avoir de valeur propre ! La dévalorisation est un sentiment qui touche notre intimité profonde, capable ainsi de créer une douleur et une souffrance touchant à la représentation de ce que nous sommes profondément et à donc à l’image que nous nous faisons de notre propre pouvoir intérieur. Elle peut aussi venir du travail ou de toute autre situation qui nous fait vivre un sentiment de dévalorisation, que celui-ci soit réel ou non justifié. Seul compte le vécu, le ressenti, un ressenti dont nous sommes peu conscients (pas de réaction inflammatoire). Notre structure osseuse n’est que le reflet et la manifestation extérieure de la force (des reins) qui est en nous ! La densité osseuse est donc à l’image de notre véritable puissance intérieure, telle que nous la vivons !

N’allez cependant pas conclure que vous ferez de l’ostéoporose parce que vous vous dévalorisez.

La dévalorisation est une porte d’entrée et ce qui provoque l’ostéoporose est lié à cette idée insensée que nous n’avons pas assez de valeur et n’avons donc plus le droit d’exister. Il y faut cette notion d’impuissance. Nous nous courbons, nous tassons, nous écrasons, nous immobilisons et cela dans tous les sens du terme ! Ainsi nous condamnons-nous nous-mêmes à ne plus tenir la place qui est la nôtre, allant jusqu’à se critiquer, se juger et se culpabiliser d’être ce que nous sommes ! L’arthrosique « réagit » à cette dévalorisation profonde par une attitude rigide qui l’empêche, d’avancer (touche les membres inférieurs), d’agir (membres supérieurs) ou de se positionner (rachis) ! La polyarthrite rhumatoïde, maladie plus réactive encore car auto-immune, réagit à cette dévalorisation en utilisant un mécanisme plus agressif d’auto-punition et  se retourne même contre lui-même et ses propres tissus (ici les articulations). L’élément déterminant est la colère profonde, le rejet, la rigidité extrême et l’agressivité envers soi-même qui représentent certes une solution destructrice mais malgré tout une réponse, à l’inverse de l’arthrose qui subit et surtout se sclérose sans bouger !

Les crises inflammatoires de l’arthrose et de la PR sont donc la réponse à une dévalorisation de fond, exprimée sous la forme d’une ostéoporose mais aussi, sur le plan psychologique, d’une dépression ou d’un manque d’envie de vivre ou d’exister suite à cette perte de valeur, d’où les associations fréquentes entre ces diverses maladies !

 

LE TRAITEMENT

 

Deux types de traitement devront donc être associés ; D’un côté, celui de l’acidité des tissus et donc de la déminéralisation, de l’autre, le traitement du tissu conjonctif (trame protéique) et sa reconstruction. Derrière ceux-ci apparaissent en fait le traitement des deux organes primordiaux associés à ces tissus : le Rein (avec les surrénales) et le Pancréas-foie (avec la thyroïde). L’activité du pancréas est extrêmement ubiquitaire et doit tenir compte de la lymphe et de l’état digestif de l‘organisme souvent impliqués dans les maladies chroniques comme l’ostéoporose. Des problèmes de malabsorption, d’encrassement ou de régulation métaboliques, qui ne peuvent être traités ici,  doivent ainsi être décelés et réglés même lorsque ceux-ci ne prennent pas le devant de la scène. Il nous faut encore rajouter le foie qui intervient dans l’intoxication de fond.

 

1 : détoxifier

Comme toujours le traitement initial consistera à détoxifier l’organisme de toute acidité. L’acidité est directement liée aux déchets qui doivent être éliminés.  Produits en quantité excessive, ils doivent être neutralisés par une source autre que l’os humain, neutralisés par le foie puis conduits vers l’extérieur via le rein et les intestins et la vésicule biliaire.

Renforcer la détoxification va également soutenir cette neutralisation et cette élimination.

Il sera le même que celui préconisé dans le traitement de l’arthrose ou encore dans celui de la polyarthrite rhumatoïde (voir les dossiers en question) car le mécanisme d’intoxication, et donc le traitement aussi, sont les mêmes. Retenez que toute maladie installée nécessite toujours, à un moment ou à un autre, un traitement de détoxification. Un dossier complet sera traité sur ce sujet des plus fondamentaux !

Cette détoxification peut être aidée par une alimentation saine dont la base doit être ancrée sur la prise de végétaux (fruits, baies, légumes, céréales, oléagineux, épices…). Ils apportent tout ce dont à réellement besoin l’organisme pour se construire, se nettoyer et se régénérer. Ils apportent quantité de sels minéraux, vitamines ainsi que les anti-oxydants et précieux composés phytochimiques indispensables à la santé cellulaire. Ajoutons à cela leur propriété probiotique (renforcement de la flore intestinale, le microbiote). On les choisira plutôt biologiques et consommés lors de la saison et dans la région où ils poussent. Des cures détoxifiantes et reminéralisantes de pommes, de poires, de fraises… lors de leur saison de fructification sont d’excellents moyens de régénérer l’os et autres tissus soumis à cette acidose ! On évitera les produits animaux (viandes, poissons, laitages) durant le temps nécessaire (quelques semaines, mois, parfois années). Ceux-ci sont en effet parmi les plus acidifiants pour l’organisme et doivent donc être réduits au maximum lors d’une acidose, voire supprimés dans un premier temps. Si leur consommation ne peut être évitée, on consommera des viandes impubères (veau, agneau…) et volailles, moins toxiques et moins acidifiantes.

 

2 : Désacidifier, reminéraliser

Elément essentiel et incontournable du traitement lui-même de l’ostéoporose.

On utilisera des remèdes anti-acides et reminéralisants. Ils seront donnés sur de très longues périodes.

  • Les désacidifient et reminéralisent. Ils neutralisent les acides en les transformant en déchets qui pourront être éliminés naturellement. A prendre en situation aigue, si forte acidose.

Exemple

  • amène également des sels minéraux organiques (il peut être associé à la dolomite, une roche vivante (fossilisée)). Mais surtout, s’agissant d’une algue vivante, elle apporte ces mêmes sels minéraux sous une forme vivante et équilibrée. Ainsi son action sera beaucoup plus profonde, plus réelle et plus durable que l’apport de citrates alcalins. A prendre de façon chronique (après cures de citrates) et de façon systématique.

Exemple ;

  •  : elle contient de la silice qui est le minéral qui dirige et organise la reminéralisation de tous les tissus de soutien dont l’os. Plante vieille comme le monde, elle détient les clés et fondements de la construction osseuse, une construction qui s’érige vers le haut, amène fermeté, droiture et intégrité.  Elle sera également donnée en traitement de fond et durant une très longue période. On peut y associer le Bambou lorsque la colonne vertébrale est touchée. Il contient aussi de la silice et redonne une structure et une souplesse à celle-ci.

  • Bourgeons de Bouleau pubescens, spécifique de l’acidose de l’os et articulations.

 

3 : concernant le système lymphatique, le pancréas et la thyroide :

 

  • Ortie feuille : C’est un grand remède, incontournable et puissant, à la fois reminéralisant et régénérant de la matrice osseuse. Il consolide même les fractures. Comme la prêle elle contient de la silice mais agit plus sur le métabolisme de l’os que sur sa structuration. Elle redonne vitalité, force, présence et aide à se réincarner dans la vie, à (se) réinvestir, à vivre en conscience dans son corps et donc à s’éveiller à ce qui existe (pensez à une piqure d’ortie)  

  • : dans le cadre d’une hypothyroidie, d’une fatigue, prise de poids ou maigreur, d’une sécheresse de peau. Elle a un pouvoir reminéralisant et tonifiant tout en calmant le système nerveux qui s’emballe. C’est une graminée qui aide à ancrer l’âme dans le corps, à lui redonner une substance et une assise fiable nécessaire pour qu’elle puisse enfin s’exprimer, agir et (re)donner un sens à notre existence. Pour ceux qui sont ailleurs, « à côté de leur pompes » !

 

4 : la régulation des activités hormonales

Les œstrogènes, androgènes et DHEA partagent la vedette. Le cortisol et l’insuline sont liés au stress, et traités dans la partie Reins/Surrénales.

 

-Rein, surrénales, thyroide : nous avons vu que l’ostéoporose était avant tout un problème en relation avec une insuffisance d’énergie vitale de réserve (maladie de vieillissement, de dégénérescence) qui n’assure plus correctement la minéralisation des os et l’élimination des déchets. Imaginez la batterie de votre voiture à plat : il faut la recharger 1 ou plusieurs fois

Utiliser des adaptogènes qui renforcent les reins et les surrénales en redonnant l’énergie nécessaire aux fonctions vitales de l’organisme. Ils traitent aussi le vieillissement, la dépression et le manque de motivation sous-jacent. Parmi eux : ginseng, éleuthérocoque, rhodiole, astragale, réglisse, Schisandrae, Ashwaganda, maca …  mais aussi romarin, thym, cassis …

On en choisira 1 ou plusieurs en fonction du malade et de ses symptômes associés.

L’ortie feuille et l’avoine sont ajoutés afin de régénérer et d’humidifier les tissus.

 

-Les oestrogènes seront envisagés lors de la ménopause, durant les 5 à 10 années suivant la ménopause). On utilisera des plantes à double activité oestrogènique et reminéralisante, régularisant ainsi la sécrétion de ces hormones et dont l’activité sera plus étiologique (traitera la cause) que symptomatique.

- Alfalfa (Luzerne) : c’est le remède de l’ostéoporose chez la femme ménopausée. Il agit non seulement sur la reminéralisation mais aussi la dénutrition des femmes âgées, l’amaigrissement, l’anémie, les bouffées de chaleur, l’athérosclérose et l’excès de sucre ou de graisse dans le sang. C’est une graminée qui aide à reconquérir le territoire intime de vie qui est en nous. Elle donne la force et l’énergie pour se (re)structurer et retrouver sa propre assise en accord avec un projet personnel de vie.

- Houblon : Oestrogénique, elle améliore la ménopause mais aussi les excès androgénique (pilosité, séborrhée, irritabilité). Elle aide à dormir en calmant les colères et les frustrations qui s’accumulent avec l’âge et troublent la paix de l’âme. Elle permet de relativiser l’existence tout en éveillant au plaisir et à la joie de vivre ce qui est à vivre.

- Trèfle rouge : Grand remède trop peu utilisé. Il purifie le sang, nettoie les glaires (sécrétions toxiques) et tonifie le foie et le sang. Il renforce l’activité hormonale de la femme. Il permet de rester centré sur l’essentiel, sur soi, sans se perdre ni s’intoxiquer avec des considérations extérieures à soi.

En tisane : 1 c-à-café pleine en décoction 2 mn puis infusé 10 mn x 3 par jour, cures de 3 semaines

Herbiolys (TM) : 15 gouttes x 3 / jour dans l’eau.

Sauge sclarée : le remède de la ménopause. « Celle qui sauve » : elle renforce l’identité et les valeurs 

féminines, en particulier celles du véritable amour (dont l’amour de soi) qui consiste à ne pas s’enfermer dans la rigidité en laissant son propre « moi »  vivre sa vie !

 

-Testostérone (et DHEA) chez l’homme :

- Tribulus : il stimule les 2. Il sublime la force masculine, dans le sens physique et symbolique. Grand remède d’ostéoporose chez l’homme, chez celui qui a perdu de ses véritables atouts masculins : énergie, force musculaire, fertilité, libido mais aussi et surtout créativité, puissance, autorité naturelle, courage et fermeté, rigueur et courage … la noblesse de cœur de l’homme droit et vrai !  Le tribulus (comme pour toute plante) ne donne évidemment pas ces qualités mais les réveille et les renforce chez celui qui veut les (re)trouver !

- Mucuna : Ce n’est pas un remède d’ostéoporose mais il redonne le goût de vivre chez tous ceux qui en ont perdu la motivation. Très présente dans l’ostéoporose, cette démotivation doit être remise à niveau si on veut aider le malade. On y associera d’autres remèdes de fond tels que le millepertuis, safran, rhodiole, gentiane, griffonia … en fonction des symptômes.

- Ortie racine : particulièrement indiqué chez l’homme si hypertrophie de la prostate.

 

5 :Nutriments nécessaires à la fabrication de l’os

Nombreux sont les micro-nutriments et nutriments qui participent au remodelage de l’os.

- Vitamine D3, K2 sont incontournables, de même que Magnésium, Iode (algues) et silicium (prêle, ortie). Plus qu’une vitamine, la vitamine D3 a une action hormonale tant son action est régulatrice des processus métaboliques. 

-Un remède intéressant est le « super bone formula » de chez Supersmart.

On prendra 1 à 2 cp matin et soir. On y retrouve les minéraux et vitamines suivantes : calcium chélaté,  magnésium, bore (sous forme de borate de calcium), le strontium, silicium (extrait de bambou), mais également la vitamine D3 et vitamine K2.

Le calcium chélaté est un calcium couplé avec une molécule lui permettant d’être absorbé et intégré directement dans la matrice osseuse. C’est un calcium qui remplace le calcium osseux mais n’agit pas pour neutraliser l’acidité mais sur la reconstruction osseuse. Il reminéralise mais ne désacidifie pas.

Ce remède contient aussi de l’ipriflavone (de soja) et est donc particulièrement indiqué dans l’ostéoporose de la ménopause, à prendre dans ce cas précis dès le début de la ménopause si facteur de risque ou antécédents familiaux.

 

En pratique

6 axes. Les EPS (extraits phytostandard sont disponibles en pharmacie). Ils peuvent bien sûr être remplacés par tisanes, décoctions ou poudres de gélules (La Royale) selon les plantes.

1 : faire cure de détoxification au moins 1 fois par an (ex printemps, 3 semaines à 3 mois)

2 : Traitement de fond systématique : EPS Prêle + Ortie feuille + Avoine : 1à 2  c-à-café matin et soir, 3 semaines sur 4.

3 : Désacidifier régulièrement : cures de Citrates alcalins

4 : Reminéraliser et complémenter :  Lithothamne en continu.

                    (ex: en poudre La Royale, 3 gélules matin et soir)

On peut y associer ou alterner: Superbone formule 15 jours par mois. Nat’os (Vit K, 1 cp/jour en pharmacie). Vit D3, 5000 UI / J. Zinc : optizinc supersmart 30 mg, 1 cp jour. Magnésium. Vit C liposomale en aigu ; 2 gélules x 3  jour, Ester vit C en chronique, 1 matin et soir…

5 : Relancer le système hormonal au moins 1 fois par an (ex : automne; 3 semaines à 3 mois). Si chronique, à faire 3 semaines sur 4.

Exemples :

  • fatigue, déprime… :

  • Ménopause:  : 2 c-à-café le soir, 3 semaines sur 4

  • Andropause:  : idem

6 : Régénérer l’os avec les bourgeons:

  • (Pin, Airelle, Ronce) + Bouleau verrucosa (macérats La Royale) : mélanger 5 gouttes de chaque matin et soir dans l’eau (à mélanger avec EPS ou autre)  

 

Prévention de l’ostéoporose chez la femme ménopausée : Prêle + sauge + houblon, 3 semaines sur 4. On y associera des cures de Trèfles rouge (ex : 6 semaines, février et septembre)

 

Ce traitement, pour être efficace, devra être accompagné de repos physique et psychique. Vous devez en finir avec les corvées intellectuelles et mentales ; écoutez votre corps, reposez vous, couchez vous tôt et levez-vous tôt, traitez vos insomnies si vous en avez.  Compensez par une activité de cœur (spirituelle) ; elle doit être ludique, dans la joie et la motivation.  Faites ce qui vous tient à cœur, rencontrez des gens et partagez, faites de la musique, de la peinture, de la photo, du chant,  jouez avec vos petits enfants, vos animaux, allez dans une association, marchez, enseignez, lisez, apprenez quelque chose qui vous nourrit intérieurement … donnez un sens à votre vie, nourrissez votre âme, incarnez votre vie ! L’ostéoporose est une maladie d’immobilisation et cette immobilisation touche en premier lieu votre esprit (votre âme ou moi profond) qui a besoin de bouger, besoin d’une activité artistique (de cœur), de se réaliser et donc de s’épanouir dans la joie. 

A cet effet utilisez vos moments de solitude pour écouter en vous ! Le silence intérieur nourrit votre

esprit et le fortifie en lui donnant un mouvement qui vous sortira de cette léthargie qui le pèse. Ne laissez pas votre tête et vos pensées prendre le dessus sur votre cœur et votre âme.

Et si vous déprimez, faites un traitement naturel pour libérer votre âme en souffrance !

 

Mesures hygiéno-diététique

On prendra soin de s’exposer régulièrement au soleil avec toutes les conditions requises à cet effet. L’activité physique devra faire partie la vie quotidienne. Elle ne consiste pas à faire du sport mais à pratiquer la marche, le vélo, la natation, le cheval ou toute autre activité procurant de la joie ainsi qu’une relaxation de l’organisme et de l’esprit ! L’intention ne doit pas être forcée ni contrainte, auquel cas elle n’aurait aucun effet positif. Une faible activité, régulière et constante, même de faible intensité, pratiquée dans la joie et le désir sera mille fois plus efficace en terme d’amélioration qu’une activité forcée et pratiquée par obligation. Il en sera de même pour la prise de soleil : l’état de relaxation et de silence intérieur doit permettre de laisser la lumière pénétrer en nous et d’atteindre notre structure interne, reflet de notre moi profond. La lumière extérieure stimule notre lumière intérieure, notre flamme intérieure et elle le fait par le biais de la vitamine D, hormone de construction et de structuration. Elle réchauffe le cœur de notre être et l’aide ainsi à retrouver sa place et à réinvestir la vie.

 

Ajoutons encore une alimentation essentiellement à base de végétaux tel que l’alimentation crétoise, méditerranéenne ou selon le modèle d’Okinawa. La consommation d’une eau pure et dynamisée aidera fortement à régénérer la structure osseuse. L’eau est source de vie et toute structure qui dégénère ne l’est que parce qu’elle est en manque de vie ! Soleil, mouvement, eau et rencontre avec le monde doivent donc faire partie intégrante de la vie. Toute perte de contact avec l’environnement, comme la sédentarité, doit donc être traitée. Cet isolement, fréquent chez la personne âgée ou chez les sédentaires doit être pris au sérieux car il est une raison fréquente de l’apparition d’une ostéoporose chez eux. Des causes « psychologiques » tel que l’isolement sont bien plus destructrice sur l’os et sur l’organisme que des causes physiques d’immobilisation. Un isolement peut aussi être psychologique et enfermer l’individu dans son propre monde duquel il lui sera parfois impossible d’en sortir ! Ce n’est pas tant l’immobilisation qui crée la souffrance mais la contrainte de l’isolement, celui-ci devenant déterminant sur la souffrance. Pensez à une douleur physique qui ne prend toute son intensité que parce qu’elle est amplifié par notre mental qui en donne une dimension toute personnelle. On nomme cela le placébo ou, inversement, le nocebo. Pour ma part je nomme cela la vie !

 

En conclusion

Un dernier conseil pour tous ceux qui souffrent d’ostéoporose : retrouvez et acceptez la valeur qui est la vôtre ! Vous n’avez pas cessé d’exister parce que vous êtes âgé ou parce que vous n’êtes plus capable de faire ou de vivre certaines choses ! Reconnaissez votre valeur profonde, votre vraie valeur, elle ne tient pas à la puissance de vos muscles ou de votre cerveau mais à la puissance de votre être intérieur ! Il s’est enrichit, depuis votre plus jeune âge, de ces multiples expériences de vie qui vous ont appris tout ce que vous savez de la vie !  Cessez de vous rapetisser et redressez-vous, soyez fiers et bâtissez de nouveau votre existence sur votre puissance intérieure, sur votre être intime lequel n’est qu’amour et justice ! Votre être est unique et votre existence aussi, ne vous comparez à personne ! Votre ossature est votre force, elle le support, la colonne vertébrale à partir de laquelle tout votre vie doit prendre ses racines afin de s’élancer vers le haut, vers les cieux, vers la vie, et non vers le bas, vers la matérialité, vers ce qui est froid, vers ce qui est mort parce que sans vie et sans avenir !

Ne soyez pas victime de votre sort mais réveillez votre conscience propre qui vous indique de vous redresser ! Faites le spontanément en prenant l’habitude de vous tenir droit, en vous redressant dans la conscience que vous avez le droit d’être digne de vivre cette vie si vous-même le décidez ainsi ! N’ayez plus peur et ne vous tracassez pas de ce que disent les autres : soyez vous-même jusque dans votre posture et votre élan de élan ! Je ne parle pas d’une posture arrogante ou orgueilleuse à l’égard des autres mais d’une attitude pleine de respect envers vous-même car ce n’est qu’en prenant conscience de votre rang et de votre place que les autres pourront le comprendre et auront à leur tour tout le respect qui vous revient ! Un respect qui ne sera pas lié à votre âge, à votre état ou à votre maladie mais un respect lié à celui que vous êtes et aux valeurs profondes que vous incarnez dans l’instant et par la position que vous aurez décidé de prendre !

 

LA ROYALE : 00352 55 96 44.  N° vert : 00 800 29 06 82 76. Site : la-royale.com

SUPERSMART : 00352 264 955 57. N° vert : 0 820 200 800. Site : supersmart.com

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