Que sont vraiment les médecines naturelles ?

Les médecines naturelles existent depuis la nuit des temps. D'ailleurs toute médecine était autrefois naturelle par essence dans la mesure où le concept de médecine allopathique (dite médecine classique) est extrêmement récent puisqu'il ne date que de la fin du XIXième siècle, à l'initiative du Dr Samuel Hahnemann, fondateur de l'homéopathie. C'est l'époque florissante des traitements dits symptomatiques et ce médecin découvre une méthode de traitement moderne qui révolutionne la pensée médicale et le sens de la maladie. Cherchant à comprendre la raison d'être des maladies, il découvre et confirme ce que des générations d'êtres humains n'ont cessé de répéter au travers des millénaires, que la maladie n'est pas le fruit du hasard mais la conséquence d'une intoxication de l'organisme que la maladie tente de résoudre.

Est naturel ce qui respecte les Lois de l'Univers

Ces Lois sont parfaites et organisent cet Univers selon un ordre supérieur, lequel est invisible à nos sens mais peut être ressenti par le regard intérieur

Deux types de traitement sont alors possibles. Alors que la médecine allopathique obéit à la loi des contraires (à tout symptôme on oppose une substance qui entrave et empêche cette manifestation), l'homéopathie, de son côté, obéit à la loi des semblables (à tout symptôme on appose un remède qui va dans le même sens que les symptômes). Toute médecine naturelle obéit à ce principe des semblables consistant à donner un remède qui équilibre, soutient et renforce les manifestations que nous voyons lors d'une maladie ! Pour l'homéopathie existe ainsi 4 types de réactions possibles qui seront renforcées par des remèdes homéopathiques (psore - tuberculinisme - sycose et luèse). Apparait alors à ce moment-là la notion de terrain, une notion qui n'est toujours pas comprise aujourd'hui alors qu'elle est au centre même des médecines naturelles.

 

On peut au premier abord être choqué par cette façon de soigner les maladies mais nous allons voir que tout cela prend un sens dès lors que nous envisageons la maladie d'une autre façon, d'une manière conforme à la vérité. Pour cela il faut comprendre le pourquoi du succès allopathique du traitement des maladies. L'allopathie, florissante à l'époque de Hanhemann, ne prenait son essor que grâce aux progrès impressionnants de la chimie organique. On découvrit que de nombreuses substances chimiques étaient capable de créer un effet susceptible de bloquer rapidement un symptôme lors d'une maladie. C'est ainsi que des centaines de substances furent découvertes à partir de plantes ou de substances naturelles, qu'elles furent extraites puis concentrés pour enfin être copiées et synthétisées afin d'en user avec facilité lors d'une maladie. Ces substances étaient efficaces sur de nombreux symptômes aigus et sur les douleurs, les réduisant à néant, faisant bien sûr toujours croire à l'illusion bien trompeuse d'une guérison. On sait aujourd'hui que cela n'est pas vrai mais qu'importait, fort du succès thérapeutique évident (sur les symptômes), on se concentra sur la maladie elle-même et en fit le point central sur lequel tout devait converger.  Supprimer une fièvre, un écoulement, une toux, une douleur ... suffisait à croire que l'on était guéri, quitte à continuer le traitement à vie ! Au lieu de réfléchir à la cause de ces symptômes, on préféra mettre tous les atouts sur la maladie de laquelle s'ensuivit alors une course à la découverte de multiples substances susceptibles de bloquer une maladie. Le concept était simple et reproductible, facile d'accès et même rentable puisqu'il suffisait de bien connaitre la maladie et ses symptômes pour en avoir immédiatement le traitement adéquat ! Finalement on fit de la maladie une cible privilégiée du traitement, oubliant vite la cause réelle et profonde de celle-ci c'est-à-dire le malade lui-même et les circonstances de sa maladie ! Le rôle psycho-émotionnel de la maladie ne fut pas épargné puisqu'on réussit à découvrir des substances puissantes capables d'empêcher ces manifestations mentales, voire même d'empêcher des manifestations dépressives ou anxiogènes de manière symptomatique.

 

     Dès lors, et face à ce concept de traitement consistant à bloquer un symptôme (ex anti-hypertenseur, anti-thermique, anti-inflammatoire, anti-dépresseur, anxiolytique, anti-migraineux ...), comment est-il possible de définir ce que sont les médecines naturelles ?

Une définition simple serait de dire qu'elles sont toutes issues de la nature, de pratiques conciliant le naturel et donc le non synthétique ! En ce sens la médecine classique n'est pas naturelle puisqu'elle n'utilise que des substances artificielles ou des pratiques non naturelles qui vont à l'encontre de ce qui est naturel. Mais qu'est-ce que véritablement le naturel ? Peut-on par exemple considérer comme naturelle une pratique consistant à prendre des substances naturelles afin de provoquer un avortement ? De même, est ce naturel que de prendre des substances naturelles pour bloquer une hypertension, une fièvre, une maladie, un symptôme. Pour ma part, je ne considère pas un tel traitement faisant partie des médecines naturelles et je veux m'en expliquer ! 

     Est naturel ce qui obéit aux principes de vie, naturels en soi ! En ce sens est physiologique et naturelle une maladie dans le parcours d'un malade. Elle l'est dans la mesure où sa finalité est de nettoyer le corps en éliminant ce qui l'a provoquée. Or ce qui a provoqué la maladie est l'intoxication préalable de l'organisme et ce n'est que lorsque cette intoxication est reconnue que l'organisme peut enfin se nettoyer. Bien sûr c'est d'abord la qualité de ce nettoyage qui détermine la qualité du retour à l'état normal de santé mais c'est, dans le même temps, également l'arrêt de l'intoxication elle-même qui en déterminera son succès final. La guérison n'est envisageable que lorsque l'organisme retrouve un niveau d'équilibre satisfaisant, nouvel équilibre qui tient compte du fait que l'individu a intégré en lui le changement à opérer ! S'il ne le fait pas, la pathologie évoluera et continuera de provoquer des dégâts qui, en fait, ne seront que les conséquences directes de l'intoxication (ex ; douleur chronique, hypertension...). Or ces conséquences ne sont qu'une réaction naturelle à l'intoxication, parfois une complication liée à cette réaction. Ainsi ce ne sont que ces multiples conséquences qui sont combattues lors d'un traitement allopathique. Si la complication peut être combattue pour assurer le bien-être du malade, la réaction ne le doit pas dans la mesure où elle est nécessaire au bon rétablissement du malade. L'empêcher de réagir c'est réduire considérablement les chances, pour ce malade qui était intoxiqué, d'éliminer l'intoxication et donc l'état maladif qui était à l'origine de la maladie. N'oubliez pas que la maladie soigne le malade et là est le rôle des médecines naturelles que de soigner le malade. Par exemple supprimer une fièvre lors d'une infection quelconque, surtout à son début, améliorera apparemment la maladie mais ne fera qu'empirer le malade qui tentait de réagir. La fièvre tue les microbes et stimule le système immunitaire. Elle permet de détoxifier l'organisme. Bloquer la fièvre systématiquement affaiblit donc le malade qui s'en trouvera encore plus mal même si la maladie semble avoir disparue par des médications anti-symptomatiques. Ce malade n'est pas guéri mais a empêché son organisme de réagir, l'empêchant de récupérer son potentiel immunitaire (son identité) ! 

     Il faut donc bien comprendre que  la médecine naturelle obéit aux principes de vie, aux lois qui gèrent nos existences. Ainsi par ces lois naturelles nous savons que la maladie ne peut apparaitre que si nous faisons des erreurs de conduite de vie, que celles-ci soient conscientes ou inconscientes. Par la persistance de ces erreurs se crée un processus d'intoxication de l'organisme qui est à l'origine d'un état dit maladif lié à l'accumulation et à l'encombrement de ces toxiques dans celui-ci. Par cet état d'intoxication qui n'est qu'une conséquence de la manière dont il vit, le malade peut alors en prendre conscience et cesser ces erreurs. La première étape de tout traitement naturel consiste donc à détoxifier l'organisme puis à soigner la cause réelle et plus profonde de cette intoxication à savoir notre conduite et notre mode de vie erronés ! 

Il est maintenant facile de comprendre qu'un traitement naturel ne traite pas une maladie ni même un symptôme puisque ceux-ci ne sont qu'une conséquence naturelle dont le point de départ est l'intoxication elle-même qui, de son côté trouve sa véritable raison d'être dans nos attitudes et comportement dits pathologiques. Ce sont eux qui induisent la nécessité d'une réaction de sauvetage de l'organisme laquelle consiste à se débarrasser en tout premier lieu des toxiques présents vers l'extérieur, cela grâce à l'inflammation. Un échec de cette évacuation conduira à des dépôts puis à des incrustations dans les tissus, sources de complications, elles-mêmes à l'origine des maladies organiques. A ce stade la détoxification, malgré tout toujours nécessaire, devra impérativement, et en priorité, être accompagnée d'un traitement de réparation et de régénération de ces tissus atteints. 

     En aucun cas les médecines naturelles ne sont capables de contrer un symptôme ou une réaction de l'organisme. Cela n'est possible que lorsque des principes actifs de plantes sont isolés de leur contexte et concentrés à des fins d'utilisation symptomatique. Mais alors nous ne sommes plus dans le contexte des médecines naturelles dites homéostasiques (rétablir l'équilibre de vie) mais dans celui de la médecine des contraires (empêcher une manifestation vitale). Bien sûr cela soit parfois nécessaire, l'objectif n'est pas du tout le même et ne doit donc pas empêcher des soins naturels dont la finalité concerne l'individidu dans son parcours de vie ! Ainsi la médecine classique, allopathique soigne des maladies alors que la médecine naturelle soigne des malades dont l'origine est toujours initialement une intoxication, et la maladie une conséquence de celle-ci et dont l'issue ne dépend toujours que du malade ! Ainsi en est-il du coronavirus qui est une maladie, laquelle n'est que le résultat d'un malade intoxiqué plus ou moins atteint de lésions pathologiques issues de cette intoxication (comorbidité) et dont le risque mortifère est directement lié à ses capacités réactionnelles, elles-mêmes fonctions de cet état.

Mis à jour le 15 avril 2020.

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