LA DEPRESSION !

Dossier publié dans a revue : "Santé, corps, esprit"

numéro  66 de Décembre 2021

 

Il existe plusieurs formes de dépression, des plus bénignes et passagères que l'on nomme déprime, aux plus graves telle que la mélancolie suicidaire.

La dépression signale toujours une perte de joie de vivre.  Elle entraine donc une perte de plaisir ainsi qu'une vision constamment pessimiste du monde et de soi-même dont la perte d’estime de soi ! Le point commun à toute dépression est que la volonté seule ne permet pas de s'en sortir car elle est affaiblie voire devenue inexistante. Ne plus rien vouloir est le grand drame du dépressif. Il ne sait plus mettre la pression nécessaire pour réaliser son existence.

Il existe deux types de signes qui s’associent souvent dans une dépression, ceux en insuffisance (manque de joie, d'envie, de projet, de décision, de volonté…) et ceux en excès (insomnie, colère, irritabilité, somatisations, angoisse…). Ces derniers ne reflètent cependant qu’une réaction physique ou psychique en excès mais qui n'est, en réalité, qu’une conséquence du mal-être sous-jacent, lequel va épuiser encore plus le dépressif.

Le dépressif souffre dans son corps mais surtout dans son âme et n'aspire à plus rien sinon qu'à essayer de revivre ce qu'il ne pourra jamais plus revivre ou à ne jamais pouvoir vivre ce qu'il aimerait vivre, qu’il rumine constamment mais qu’il a cependant peur d’affronter !

Nous allons voir comment il est possible d'aborder cette lourde pathologie dont souffrent plus de 5 millions de Français et ainsi d'aider au mieux ceux qui, bien souvent, s'en remettent aux antidépresseurs dont ils deviennent alors dépendants. 1 Français sur 5 a vécu, vit déjà ou vivra une dépression. Elle touche aussi les enfants et adolescents et est d’ailleurs la plus fréquente entre 18 et 44 ans. Les femmes sont plus touchées que les hommes (2 femmes pour un homme) et sont plus à risque les personnes vivant seules. La dépression majeure a tendance à diminuer après 65 ans.

A vrai dire ces chiffres annoncés sont probablement bien en dessous de la réalité qui, tel un iceberg, cache la réalité. C’est ainsi que de nombreux dépressifs le sont alors qu’ils n’en ont pas le moindre soupçon. Beaucoup d’insomniaques, de gens fatigués, de personnes coincées du dos, d’anxieux chroniques ou encore d’individus colériques, agressifs ou autoritaires sans oublier les nombreuses somatisations et souffrances psychiques isolées, ne font que recouvrir une dépression. Ce n’est qu’une fois la dépression traitée que ces symptômes, sans relation apparente avec la dépression, disparaitront ou diminueront considérablement.  Ce phénomène n’est pas rare et doit donc être recherché systématiquement. 

Que signifie "être" en dépression !

La dépression est, par définition, une diminution de pression de vie. « Depressio » vient du Latin qui signifie « enfoncement », terme devenu médical au XIX siècle. S’enfoncer fait référence à une descente vers le bas qui peut devenir une descente aux enfers. L’enthousiasme de vie s’efface et devient même absent. Des mots comme prostration, indifférence, mélancolie, apathie, fatigue, inertie, tristesse, chagrin, dégout de la vie, manque d’entrain, de passion, de confiance… jusqu’à la perte d’espoir, deviennent quotidien. Souvent noyés par une foule d'autres petits symptômes tels que les angoisses, les insomnies, troubles de mémoire, de concentration, les peurs ou tout autre émotion, ils créent un mélange insupportable à vivre que le dépressif désigne sous la forme d'une sensation, d'un malaise ou d'un mal-être indéfinissable mais cependant toujours présent et extrêmement profond !

Il est difficile, sans traitement aucun, d'aider un dépressif car ce qu'il vit est justement sa difficulté à s'insérer de lui-même dans la vie ! Un dépressif a un besoin crucial d’aide, ce qu’il refuse souvent, persuadé qu’il est qu’il n’y a pas de solution ! Il a beau vouloir, il ne sait pas et n’en a pas les moyens ! Il a beau essayer, il sait qu’il va devoir changer quelque chose qui est extrêmement douloureux mais que, de toute façon, il n’est pas capable de faire tout seul ! C’est pourquoi il préfère parfois s’isoler dans son malheur !

C'est la pire des choses qui puisse arriver à un être humain, celle de ne plus avoir de motivation à vivre sa vie, à se réjouir, à penser sereinement, à vouloir, à aimer ou tout simplement à être. Il n’a plus de passion, de désir ou ce désir n’est plus envisageable et donc sans espoir de réapparaitre un jour. Nous sommes tous mus par une aspiration profonde à désirer la vie mais le dépressif a perdu cette aspiration et voudra, dans le pire des cas, s’ôter lui-même cette vie lorsque cela lui deviendra trop insupportable ! Il se sent perdu, seul et sans espoir de guérison ! Dans ce cas précis, s’ôter la vie n’est pas une contrainte pour lui mais au contraire une porte de sortie tant ce qu’il vit est encore plus pénible que la mort qu’il envisagera alors comme une délivrance ! C’est le risque majeur de la dépression, lequel doit être décelé !

Pourquoi faisons-nous une dépression ?

Répondre à cette question est fondamental car ce n’est qu’en creusant cet aspect qu’il est possible d’aider réellement en profondeur le dépressif. Vous devez comprendre la raison de votre dépression si vous voulez en sortir et donc faire un petit travail personnel dont nous verrons les modalités plus loin !

Nous déprimons lorsque nous nous rendons compte que notre vie ne nous satisfait plus du tout ! De façon globale, on peut dire que fait une dépression celui qui n'en peut plus de vivre ce qu'il vit ! Il a atteint une limite qu'il n'est plus capable de dépasser. C'en est trop, il n'en peut plus et est devenu incapable d'assumer ce que hier, il était peut-être encore en mesure d'assumer parfaitement. Le dépressif ressent un sentiment intense d’impuissance, de désespoir comme si sa vie n’avait plus de sens et qu’il n’avait plus rien à espérer de la vie ! Que fait-il sur Terre et pourquoi doit-il vivre cela, se demande t-il toujours !

La dépression nous invite ainsi à réviser nos objectifs de vie, à cesser de nager à contre-courant en nous obstinant à suivre un chemin qui n’est pas le bon. Ce désespoir qui nous envahit est cependant le début d’une guérison car il nous indique clairement qu’il est maintenant nécessaire et même indispensable d’orienter notre vie autrement !  Finalement la dépression est une prise de conscience !

Cela peut apparaitre brutalement selon les raisons et circonstances déclenchantes (un deuil, une séparation, un traumatisme, un choc, un surmenage…) ou progressivement (situation qui stagne depuis trop longtemps…). Parfois aucune raison apparente n'existe sinon qu'une vie devenue vide de sens mais quelques soient les circonstances d’apparition, le ressort est cassé ou détendu et rien ne peut plus le remettre dans son état antérieur. C’est en tout cas ainsi que fonctionne le dépressif, et là est son problème car il n’est plus capable d’envisager aucune autre issue que celle de l’impasse ! Il est impossible de comprendre un dépressif car le dépressif est enfermé dans sa logique, une logique sans issue car il n’envisage aucune solution. Il n’en a pas la force et ne sait pas!  C’est pourquoi il vit une souffrance psychique profonde, cela dans son corps (ses tripes) et non dans sa tête. Lui dire par exemple qu’il doit se ressaisir est une gageure : c’est comme si on vous disait de respirer sous l’eau ! Le seul traitement efficace est alors de lui donner les moyens et la force de se ressaisir !  Vous lui envoyez une bouée puis devrez cependant encore lui apprendre à nager et à sortir de l’eau en l’aidant à retrouver sa véritable orientation de vie !

 

Dépression et neurostransmetteurs

Le point de vue des médecines classiques se résume à une insuffisance de neurostransmetteurs (médiateurs chimiques libérés par les neurones) : essentiellement dopamine et sérotonine mais aussi Noradrénaline, GABA, acétylcholine et bien sûr mélatonine. Le traitement devra donc, au minimum, renforcer ces neurotransmetteurs. Ces carences sont associées entre elles mais 2 grands tableaux dominent les dépressions.

1 : Un manque de dopamine (dépression dopaminergique) entraine une dépression apathique, une difficulté à démarrer un projet de vie… la vie est absente, le faciès figé, sans expression. Elle est typique des hommes (mais aussi des femmes modernes) de la cinquantaine qui ont perdu leur dynamisme, donc le gout d’entreprendre, d’explorer et l’incapacité de se concentrer. Perte de libido et d’envies de démarrer quelque chose ! La batterie est à plat, il n’y a plus de jus. La dépression dopaminergique, d’origine fonctionnelle, n’est pas loin de la dépression du parkinsonien, d’origine dégénérative. Vous avez une voiture qui fonctionne bien mais la batterie est hors d’usage.

 

2 : Un manque de sérotonine (dépression sérotoninergique). La sérotonine est un frein à l’emballement dopaminergique. La sécrétion de dopamine, nécessaire à la mise en mouvement (qui agit comme un accélérateur) entraine une excitation des humeurs qui doit être freinée par la sérotonine (qui agit comme un frein). Elle calme le jeu et permet ainsi de récupérer (sommeil), lâcher-prise aux excès et ainsi de vivre chaque instant avec sérénité et calme, recul et sagesse. S’il manque de sérotonine dans le cerveau, celui-ci continue de s’exciter, s’emballe, perd les pédales et fait n’importe quoi. C’est la dépression typique des femmes (les hommes aussi) irritables, impatientes, agressives, compulsives, obsessionnelles, incomprises, d’humeur vite changeante, qui prennent du poids, addictes au sucre, au sport, à l’alcool… qui ne dorment plus et ne savent plus gérer leur stress. Elles vivent à 100 à l’heure et manquent de recul sur toute chose.

 

Or si la dopamine nous permet de vivre des expériences apportant un vécu source d’enrichissement, la sérotonine, de son côté,  va garder ce que nous en retirons en tant que leçon à retenir. Par le sommeil et la relaxation mentale qu’elle induit (ne dit-on pas que la nuit porte conseil), elle va intégrer le savoir qui s’ensuit, lequel peut être acquis grâce au recul que procure la sérotonine. Nous devons aller à la rencontre du monde (dopamine) pour ensuite se retirer et en tirer les leçons qui nous feront évoluer et grandir (sérotonine).

 

Dépression, inflammation et troubles de perméabilité intestinale.

Il est maintenant prouvé qu’un certain nombre de maladies mentales (dépression, troubles bipolaires, schizophrénie, Alzheimer) possèdent une origine inflammatoire. 1/3 des dépressions seraient ainsi concernées, l’idée étant bien sûr d’utiliser des anti-inflammatoires chimiques tout comme on le fait pour traiter une maladie rhumatismale ou auto-immune.

Une étude (JAMA psychiatry) a montré  que « des taux élevés d’un marqueur de l’inflammation (IL-6) dans des sérums d’enfants de 9 ans sont associés à un risque accru de 55 % de développer une dépression à l’âge adulte ».

Or toute inflammation renvoie également au microbiote intestinal et donc à un trouble de perméabilité intestinale. On sait également que la sérotonine est essentiellement synthétisée dans l’intestin et subit donc tout déséquilibre de la flore et de l’intestin.

A l’origine de cette inflammation neurologique, plusieurs sources sont envisagées par les classiques. L’exposition à des virus (herpès-virus, cytomégalovirus…), une obésité abdominale, un trouble initial du microbiote par exemple lors de la prise d’antiacides stomacaux qui laisseraient des agents infectieux pénétrer dans la circulation… Il est également prouvé que des traumatismes psychologiques durant l’enfance montrent un niveau élevé de marqueurs inflammatoires.

Il existe à vrai dire de multiples sources d’inflammation telle qu’une intoxication chronique de l’organisme. Les maladies infectieuses non entièrement évacuées (infections résiduelles) ou un vaccin sont également des sources potentielles d’inflammations chroniques à bas bruit. C’est lorsque l’inflammation touche le système nerveux qu’elle est susceptible de créer une dépression et cela dépend alors du terrain et de la vulnérabilité momentanée du malade.

Ajoutons encore à cela toutes les causes de dysbiose intestinale largement documentées.  

Dépression et médecine traditionnelle chinoise

1 : L’une des causes les plus fréquentes de dépression en médecine chinoise  est une « stagnation du Qi (énergie) du foie » (plutôt en rapport avec un manque de sérotonine). Le foie est l’organe de la vie et qui dit « vie », dit « mouvement » et donc libre circulation. Plus votre énergie circule et plus vous êtes heureux, moins elle circule et plus vous vous enfoncez dans ces différents états émotionnels tels que la colère, la frustration, la rage, la déception, le doute, le manque de confiance… et finalement la dépression qui n’est qu’une émotion extrême, celle de l’impuissance et du désespoir. Être en colère, jaloux, agressif, angoissé… est encore une forme de réactivité face à ce que nous vivons et cela signifie que notre énergie circule mal mais qu’elle circule encore. Une fois l’espoir perdu, il n’existe plus de solution de défense ou de réaction, vous capitulez et abdiquez, ce qui engendre un arrêt de la circulation de vos énergies.

Energie physique et psychique sont similaires en médecine chinoise, ainsi lorsque votre énergie ne circule pas bien, elle entraine à la fois une sensation physique de nouure, de blocage, d’oppression, de nœud tout autant qu’une sensation psychique d’angoisse, de colère ou d’impuissance… etc. Traiter la dépression demande donc de faire circuler nos énergies, lesquelles sont présentes mais coincées dans leur libre flux. Elles sont coincées parce que c’est évidemment nous-mêmes qui ne laissons pas la vie suivre son cours naturellement. Nous voulons avoir raison, luttons, rejetons ou critiquons allant jusqu’à nous battre et créons ainsi de multiples résistances à ce flux de vie qui circule en nous, ce qui a pour conséquence de bloquer nos énergies et ainsi d’engendrer des nœuds émotionnels qui, lorsqu’il ne sont pas dépassés, finissent par engendrer, un jour ou l’autre, la dépression.

 

2 : Une autre grande cause de dépression est un « vide d’énergie » (plutôt dopamine). Il est impossible de faire face aux événements de notre vie lorsque nos batteries sont à plat ou lorsque nous n’avons plus de carburant ! Nos batteries, c’est l’énergie de nos reins (et surrénales) alors que le carburant de vie dont nous avons besoin pour assumer le quotidien, c’est l’équivalent de la Rate-Pancréas. Pensez à l’insuline qui contrôle le sucre ainsi qu’aux enzymes pancréatiques qui participent à la construction de l’être et à son fonctionnement permanent. Sans énergie pas de vie possible.

Tout surmenage, épuisement, stress psychologique, traumatisme, fatigue permanente… est susceptible d’épuiser nos réserves et l’énergie dont nous avons besoin pour faire face. Ce cas de figure est extrêmement fréquent dans notre monde moderne où tout le monde court après je ne sais quoi et cela jusqu’à l’épuisement total et le burn-out, maladies très à la mode. Ainsi sera-t-il toujours nécessaire de regonfler l’organisme et de renforcer les énergies lorsque celles-ci seront en vide car elles sont très fréquemment à l’origine de grandes fatigues et de dépressions cachées.

 

3 : Finalement stagnation d’énergie et vide d’énergie s’associent fréquemment à notre époque et doivent donc être traités de concert ! Mais il existe cependant encore un organe qui est la cause fondamentale de la dépression : le Cœur. C’est lui qui produit la pression de vie qui donne envie de vivre et nous met donc en-vie ! Toute dépression est un déséquilibre de l’énergie du cœur, cette flamme de vie qui fait battre nos existences en leur donnant le sens et l’orientation qu’elles doivent prendre pour que nous soyons heureux. Renforcer le cœur aidera à trouver le sens de notre existence et ainsi à prendre le contrôle de notre vie en lui injectant la pression dont elle a besoin pour se réaliser et accomplir notre véritable destinée.

 

Comment s’élabore une dépression ?

Toute dépression a son origine dans le fait que l’on a pris conscience, d’où le désespoir, que l’on ne vit pas sa vie comme on le voudrait, qu’on la subit tout en ayant conscience que l’on ne fait pas ce qu’il faut pour la changer réellement. On ne le fait pas parce qu’on n’a plus l’énergie pour le faire mais surtout parce que changer nous ferait perdre beaucoup de choses (avantages) que l’on n’est pas prêt à abandonner ! Fait une dépression celui qui ne sait plus comment faire pour changer sa vie et être heureux : Il a épuisé toutes les ressources, a eu peur, s’est mis en colère, a lutté, a ragé, s’est culpabilisé, s’est épuisé…  mais ne réussi toujours pas à vivre la vie qu’il aimerait ! Maintenant il se sent impuissant et désespère, il est à bout.

La bonne nouvelle est que le dépressif a épuisé toutes les solutions sauf la bonne, celle qu’il doit justement accepter mais qu’il se refuse à reconnaitre ! Il doit lâcher ce qu’il se refuse à lâcher ! Ce n’est que lorsqu’on est au fond du puits qu’il est possible de remonter et d’en ressortir! La descente est cette phase où il faudra accepter que nous n’ayons pas la solution et gaspillons notre énergie (dopamine), alors que la remontée est l’acceptation de la vraie solution (sérotonine) qui souvent saute aux yeux mais n’est pas reconnue et nous met dans un état de dépendance. Il est temps d’écouter son intériorité, de lâcher-prise et de passer à autre chose afin de changer ce qui doit l’être.

 

LE TRAITEMENT

 

Nous ne traitons pas la dépression en fonction de son intensité mais en fonction du niveau qui est atteint. Vous devez traiter le manque d’énergie (dopamine) ou le blocage d’énergie (sérotonine) voire très souvent les 2. Il n’existe pas de remède plus fort qu’un autre mais des remèdes adaptés à chaque niveau atteint. Il existe cependant des remèdes passe-partout qu'il faudra absolument retrouver sur une ordonnance car ils soutiennent le fond de la dépression. Ne sous-estimez pas ces remèdes, ils sont puissants mais doivent être utilisés selon leurs indications précises, au bon moment et associés aux autres remèdes tout aussi nécessaires.

Il est impossible de prendre tous ces remèdes en même temps. Ciblez bien ceux dont vous avez besoin, associez-les, prenez le temps qu’il faut et n’hésitez pas à ajuster votre traitement. Traiter la dépression demande de la patience mais s’avère presque toujours efficace si vous persistez en acceptant d’aller jusqu’au bout de la démarche thérapeutique.

Contrairement à ce que l’on croit, il existe une multitude d’aides thérapeutiques non exposées ici, depuis les remèdes anthroposophiques jusqu’aux formules de médecine traditionnelle chinoise en passant par l’homéopathie et les soins énergétiques. Il n’est pas difficile de soigner une dépression, ce qui l’est, en revanche, est de savoir écouter et entendre où est la véritable souffrance du dépressif, ce qui malgré tout n’est pas si compliqué puisque le dépressif sait parfaitement ce qui ne va pas! Posez-lui (ou posez-vous) alors la question suivante : Qu’est ce qui ne va pas dans votre vie et que vous avez peur d’aborder au point de devoir reconnaitre qu’il n’y a que vous qui puissiez le changer ?   

 

1 : A donner systématiquement :

Millepertuis : fleurs cueillies à la Saint Jean, au solstice d'été lorsque la lumière du jour, celle qui éclaire toute chose en les montrant telle qu'elles sont, est à son apogée. Elle nous aide à mettre en lumière, à éclairer tout ce qui est faux en nous, afin de le rejeter, et au contraire montrer tout ce qui est vrai afin de l'exploiter. Lorsque nous désirons ardemment changer de voie mais ne savons pas comment faire car  nous ne voyons plus le sens de NOTRE vie.

Il redonne la lumière nécessaire à nous replonger dans le rythme de notre propre vie.

le Safran : Indispensable lorsque la dépression est profonde, lorsque la vie elle-même n’a plus de sens. A perdu le sens de LA vie. Doit être en quelque sorte être ré-initialisés aux processus de vie dont il a perdu le mode d’emploi.

Vous trouverez ce remède associé à la Rhodiole au laboratoire Pilèje (Mélioran : 1cp x 2) ou associé au griffonia au laboratoire Thérascience (Sérocontrol : 1cp x 2). N’hésitez pas à prendre du Safran lorsque votre dépression ne s’améliore pas puis passez au millepertuis si besoin est.

Lithium ; spécifique des maniaco-dépressifs (dépression entrecoupée de crises d’euphorie) sous forme d'orotate de Lithium supersmart 1 à 2 par jour)

Magnésium : à donner presque systématiquement surtout si spasmophilie, stress, angoisse, troubles nerveux…

Oméga 3 / DHA : Des études montrent une nette amélioration de certaines dépressions sous DHA.  Prendre huile de Lin ou huile de Noix, consommer algues (spiruline ou Afa-klamath), EPA et surtout DHA d'origine végétale (extraite des algues : Royal DHA VEGETAL 4 /jour 2 MOIS). Manger des végétaux sains et variés à chaque repas pour disposer des minéraux et vitamines nécessaires au métabolisme de ces oméga 3.

Vit B : faire une cure de 1 à 2 mois avec un complexe de vitamines B qui nourrit les cellules cérébrales (exemple levure de bière  1 c-à-soupe matin et soir à mâcher). A répéter 3 à 4 fois dans l’année.

Vit C sous la forme d'Ester-C ou liposomée suffisamment dosée.

Vit D si carencés.

 

2 : Régler le problème des neurotransmetteurs :

Etant insuffisants, leur activité doivent être relancée.

-Hormis les plantes, il est possible de relancer leur synthèse en amenant le carburant à l’origine de leur synthèse, ce qui est fort utile lorsque le patient à pris beaucoup d’anti-dépresseurs et a épuisé ses réserves :

N-Acétyl-Tyrosine 300 mg Supersmart : 1 à 2 gélules le matin à jeun, pour la dopamine. Ajouter Vit C, Vit B6 et B9

L-Tryptophane 500 mg Supersmart (1 à 2 gélule par jour) pour la sérotonine.

-Oméga3 systématiques : ils déverrouillent les serrures sur lesquelles ces neurotransmetteurs travaillent et calment l’inflammation ! 

-On associera systématiquement le millerpertuis et/ou le safran, quelque soit le type de dépression. Utiliser toujours le totum de la plante et à des quantités suffisamment efficaces.

 

Dépression dopaminergique : relance la dopamine.

Le traitement sera centré, avec le mucuna, sur la prescription d'adaptogènes qui tonifient l’organisme.

-Ginseng, guarana, réglisse, ortie feuille si hypotension artérielle et épuisement aigu.

- Ginseng, rhodiola, astragale, ashwaganda et romarin si épuisement chronique associé à réglisse si pas d’HTA.

- On soutiendra dans tous les cas les surrénales avec la préparation suivante d’huiles essentielles :

HE Thym serpolet + Sarriette + Pin sylvestris + Cannelle + Rosmarinus ABV + Céleri semence + Katrafay + Bois de Siam : 3 gouttes matin et soir dans un peu de miel ou pain

On rajoutera à l’une de ces formules :

Tribulus : si baisse libido, manque de force musculaire, ↗ la testostérone.

Gentiane : si appétit ↓, personne âgées sous anti-acides.

Eleuthérocoque : à la place du ginseng chez étudiants ou adolescents

 

Associer repos, sommeil, activité douce régulière (marches, promenades, vélo) qui rechargent les énergies.

Si dépression saisonnière par manque de lumière, achetez une lampe de luminothérapie. 30 mn le matin : 10 000 Lux… Son action est équivalente au millepertuis. La lumière est source de vie !

Traiter une dépression dopaminergique demande au minimum 6 mois-1 an voire 2 à 3 ans quant elle est asscociée à des fibromyalgies, burn-out… Prendre le traitement en continu puis 3 semaines sur 4 dès amélioration.

 

Dépression sérotoninergique  : relance la sérotonine

Le traitement est centré sur le griffonia qui soigne également les migraines (antalgique).

Réguler l’énergie par de plantes calmantes, déstressantes, antispasmodiques. Toute ces plantes agissent sur le sommeil en apportant détente et relâchement d’où meilleure circulation de l’énergie.

-De nombreuses formules sont disponibles associant diversement :

Rhodiola : hyperréactif, stressé.

Valériane : contractures musculaires, sous tension physique

Passiflore : compulsions, irritable, sous tension psychique.

Aubépine : troubles cardiaques (palpitation, extrasystoles…)

Mélisse : si somatisation digestive (colite…), cardiaque…

Callaluma : si grignotage, compulsions… aide à maigrir

Escholtzia : si insomnie.

Tous ces remèdes existent en EPS disponibles en pharmacie (à associer par 2, 3 ou 4 : 2 c-à-café 2 à 3 fois / J)

-Des séances d’EMDR peuvent aussi être envisagées.

 

Que ce soit pour la dopamine ou sérotonine, il existe de nombreuses formules créées par les laboratoires, associant ces remèdes et d’autres encore.

 

3 : DETOXIFIER

Toute maladie est la conséquence d’une intoxication. Chez le dépressif il est plus urgent de relancer l’énergie puis de faire circuler l’énergie. Ce n’est que lorsque l’état s’améliore qu’il sera possible de détoxifier et ainsi traiter l’origine de la dépression.

De plus "Qui dit intoxication chronique dit inflammation", ce qui nous renvoie au traitement de la flore et de la perméabilité intestinale.

-Je vous conseille une formule très complète du Labo La Royale : DETOXENO : 1 sachet par jour. Faire une cure au moins 1 fois.

-Consommer régulièrement du curcuma (1 c-à-café/jour), du gingembre… dans votre alimentation

-S'il est nécessaire de nettoyer et de renforcer les intestins, faire cures de 10 jours par mois (3 à 6 mois) : HE thym thuyanol  / origan compact / clou de girofle /  Cannelle écorce / Coriandre / menthe poivrée / Livèche / Laurier noble : 2 à 3 gouttes matin et soir dans du miel

-Si inflammation chronique, dysbiose et/ou trouble de perméabilité :

PERMA-ROYAL La Royale : 1 sachet par jour voire 2 (formule extrêmement complète)

 

ET toujours traiter l’origine du problème !

Que votre énergie soit bloquée ou que vous n’en ayez plus, la vraie question est de savoir pourquoi il en est ainsi. Votre dépression vous montre à quel point vous vous êtes éloigné de votre projet de vie intérieur, de vos attentes les plus intimes et de vos rêves les plus secrets. Vous avez renoncé à vivre une vie extraordinaire et vous êtes laissé fourvoyer par toutes sortes de sentiments et de certitudes intellectuelles. Le dépressif le sait au fond de lui-même mais il se le cache et continue d’ignorer cela jusqu’à ce que cela devienne si puissant en lui qu’il en éprouve du désespoir ! Traiter la dépression va donc consister à remettre cette énergie au service de son être au lieu de la gaspiller dans une vie vide de sens ! Vous devez récupérer cette pression intérieure qui fait partie de vous ou la remettre à disposition afin de vivre enfin ce qui est bon et vrai pour vous !

Essayez de comprendre ce qui a dévié votre orientation de vie et ne correspond pas à vos objectifs intimes. Vous avez atteint ou atteindrez bientôt la limite inférieure de laquelle il est long et difficile de remonter la pente mais vous pouvez en sortir bien plus facilement que vous ne le croyez si vous acceptez que le problème que vous vivez vient de vous, de votre attitude face à la vie, de vos croyances, habitudes… qui ont détrôné votre foi en vous et en la vie. Le problème ne vient pas des autres, des événements douloureux ou de quelqu’un d’autre ! Là est la clé de la libération. C’est votre âme qui parle pour vous dire que vous êtes prêt mais qu’il est urgent que vous agissiez c’es-à-dire que vous acceptiez de changer cette vie et passiez enfin à autre chose !

Vous avez absolument besoin des remèdes sus-mentionnés mais devez aussi chercher en vous, dans le silence de votre être, ce que vous voulez vraiment faire de votre vie. Et si vous le savez alors engagez-vous dans cette voie. Ne réfléchissez pas intellectuellement et ne laissez pas vos sentiments vous envahir. Soyez objectifs avec vous-mêmes et laissez les réponses venir à vous. Eveillez votre intuition et laissez-là vibrer en vous ! L’intuition est le seul outil de votre libération et non votre intelligence.

Faites-vous aider si vous en avez encore l’énergie, sinon commencez par prendre un traitement pour renforcer ou débloquer vos énergies afin d’avoir la force d’agir réellement puis allez voir quelqu’un qui vous aidera à comprendre la raison pour laquelle vous refusez obstinément ce bonheur d’être vous-même ! Ne refusez pas les réponses qui vous dérangeraient mais laissez-les vous pénétrer afin de prendre conscience qu’il existe une solution, celle de vivre votre promesse de vie, votre engagement de vie et qu’il est toujours temps de le faire !

Je le répète, c’est beaucoup plus facile que vous ne le pensez pourvu que vous le vouliez en acceptant de vivre ce pourquoi vous êtes venu sur Terre !

 « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que vous ne les faites pas mais parce que vous ne les faites pas qu’elles deviennent de plus en plus difficiles ! » (Sénéque)

Ecoutez toujours votre cœur (vos intuitions) en vivant d’après lui : lui seul sait qui est bon pour vous et lui seul peut vous montrer le chemin de votre destinée, celui qui vous guidera vers le bonheur de pouvoir vous réaliser ! Cependant ne confondez pas vos intuitions avec vos sentiments, lesquels sont souvent la cause première de votre dépression ! Les sentiments sont issus de votre ego (cerveau cortical droit) alors que l’intuition, en relation avec le plexus solaire, vient du cœur de votre être ! Par exemple vivre une vie pour faire plaisir à ceux que l’on dit aimer, c’est laisser nos sentiments prendre la direction de notre vie ! Le Cœur ne permet jamais un tel renoncement de soi et nous avertira de ce reniement abusif en titillant notre conscience jusqu’à ce que nous arrêtions ce retournement forcé de nos énergies. L’entendre mais vous obstiner à ne pas la suivre vous conduira vers la dépression, à moins bien sûr que vous ne vous fermiez d’emblée à toute écoute à votre intuition ! Ne souffre pas celui qui ne veut pas entendre son intuition car il n’est pas en conflit avec lui-même !   

La formule suivante d'HE aidera à opérer ce changement. Elle ne sera donnée qu'après un certain temps, cela en fonction du niveau de changement en cours.

HE Rosa damascena 1 %  / HE Boswélia cartérii ou serrata 39 %  / HE Commiphora myrrha  35 %

HE Hypericum perfoliatum 5 %  / HE Lippia citriodora 20 % à faire dans les pharmacies spécialisées.  1 goutte x 3 / jour dans du miel.

Prenez boswélia cartérii si vous êtes plutôt rigide (blessé, obsédé, coincé) dans vos pensées et boswélia serrata si vous êtes plutôt fataliste (beaucoup d’amertume, de résignation).

Cette préparation montre à l’âme le chemin qu’elle doit prendre lorsqu’elle s’est libérée !

Ce n’est que sorti de votre dépression que vous réaliserez le prodigieux chemin que vous avez parcouru, chemin que vous ne pouviez emprunter qu’avec le concours de votre dépression.

 

LA ROYALE : 00352 55 96 44.  N° vert : 00 800 29 06 82 76. Site : la-royale.com

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